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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 23:56

 

La fête de Cazaux-Debat a lieu le 29 novembre, jour de la Saint Saturnin, Patron de Cazaux-Debat. Comment faisait-on la fête, le 29 novembre ? Et pourquoi avoir choisi Saint Saturnin comme patron du village ?

Extrait d'une lettre de Louise Carrère, partie à Bordeaux, à sa famille restée à Cazaux - Debat :

 

                                                                                                     « Bordeaux, 1er décembre 1871

Mes chers parents,

J'ai pensé qu'à propos de la fête Saint Saturnin une petite lettre venant de Bordeaux vous ferait plaisir. Je la commence en vous souhaitant bon appétit pour la soupe et parfaite continuation pour tout le reste. Comme il me semble vous voir vous remuer sens dessus – dessous.
Gérard doit tout fracasser, Louis doit être tout entier à ses politesses, ma petite Flavie doit s'exercer à faire quelques petites gentillesses, Maman doit être bien ennuyée de tout ce train de casseroles et enfin Papa doit goûter les sauces à moins qu'il n'en verse pas dans les poches comme pour la foire.
Et puis quels sont les convives ? Vous me direz bien tout ce qui c'est passé n'est-ce pas ? 

… Écrivez moi bientôt et donnez-moi bien des détails. Bonne fête à tous. Si j'étais prés de vous je vous ferais bien rire. Je n'ai pas encore perdu le genre pour çà. Je suis toujours la même. Qué hé héret escounébous pla à ouont dano en ta, lo respés a ouét qusun prés ?

Je vous aime

Votre fille

Louise Carrère»

A cette époque, la Saint Saturnin était une fête importante à Cazaux-Debat. C'était plutôt une fête familiale, entre proches. C'etait la messe qui lui donnait son carractère public.

Elle était située entre deux fêtes majeures du calendrier pyrénéen : la Toussaint, antique fête des ancêtres, et les fêtes de Noël (la Nöel, le Jour de l’An et le Jour des rois). C’était une période de festivités de 12 jours, qui correspondaient à peu près à ce que les Romains appelaient « les saturnales ». 4 jours de fêtes à la gloire du dieu Saturne qui, avant d’être le dieu du temps par assimilation au dieu grec Cronos, était le dieu de la civilisation et de l’agriculture.

 

Saturne.png

 Saturne

Dans la mythologie, Saturne était le fils cadet du dieu ciel, Uranus, et de la déesse terre, Tellus ou Vesta. Il prit le pouvoir à son frère aîné, Titan, à condition de s’engager à manger ses enfants. Mais sa femme, Cybèle aidée de sa mère Tellus réussirent à en sauver un, par la ruse. C’était Jupiter. Ce dernier chassa son père du trône après lui avoir fait régurgiter ses autres enfants : Neptune, Pluton, Cérès, Junon et Vesta . Saturne se réfugia dans la région de Rome, à l’invitation de Janus. Avec ce dernier, il inventa l’âge d’or. La terre était riche et féconde, il n’y avait pas besoin de la travailler, elle appartenait à tous, il n’y avait ni maitre, ni esclave. C’est en souvenir de cette époque que les Romains ont inventé les saturnales, avant le solstice d’hiver. A cette saison, la terre a produit les fruits d’automne et le temps ne permet plus beaucoup de travaux agricoles….

Une pause en chanson : Saturne, de Georges Brassens

http://www.youtube.com/watch?v=Apx-DYw-Zf0

Saturnin (Saturninus) portait le nom de ce dieu. Il était né à Patras, en Grèce, avait évangélisé plusieurs contrées d'Orient avant de passer en Gaule avec saint Martial, pour évangéliser la Provence et le Languedoc. Il jeta son baluchon à Toulouse, où il réunit un bon nombre de fidèles. La langue populaire changea son nom en Sernin (et même Sornin, Sarnin, Sorlin, Cernin ou encore Savournin).

 

saint-saturnin.jpg

 Saint Saturnin

 Saint Saturnin, premier évêque et martyr de Toulouse subit le martyre aux environ de 250. Premier

martyre-de-saint-saturnin.png

pasteur de la petite communauté chrétienne organisée à Toulouse dans les années de calme qui précédèrent le règne de Dècius, il fut massacré par une foule exaspérée de son refus de faire allégeance au culte impérial officiel. A cette époque, il s’agissait du culte de Mithra, un dieu oriental, et il s’agissait de procéder au sacrifice d’un taureau pour que jaillisse l’abondance. Comme Saturne, Mithra était le Dieu de l’abondance et lié au sacrifice. Attaché à la queue du taureau préparé pour être la victime du sacrifice prescrit par l'édit impérial, Saturnin devient lui-même victime de la persécution romaine et un des premiers et rares évêques martyrs en Gaule.

Après une période de latence, son culte se développe très rapidement sous l'impulsion des premiers évêques toulousains, Hilaire, Silve et surtout Exupère, évêque de Toulouse né à Arreau. Entre 403 et 408, ce dernier organise le transfert des reliques du premier martyr toulousain dans la basilique prévue à cet effet par son prédécesseur Silve.

 Une pause en chanson : Toulouse, de Claude Nougaro

http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=jU8Tg1cRZhY

 

Eglise-saint-sernin.jpg

 "L'église Saint Sernin illumine le soir.."

A ce moment là, l’empereur Théodose a fait du catholicisme la religion de l’Empire. Quelques années plus tard, c’est un peuple de guerriers venus du Nord – Est de l’Empire romain, les wisigoths, qui fait de Toulouse sa capitale. Ses rois, et donc ses guerriers, sont convertis à l’arianisme, une variante orientale et schismatique de la religion chrétienne. Sous les rois wisigoths, le catholicisme n’est pas une religion persécutée, mais les églises peuvent être confisquées au profit des prêtres ariens. Saint Saturnin devient le symbole de l’église catholique du Sud-ouest en résistance contre ses nouveaux maitres.

Le 29 novembre 1226, Louis IX, futur Saint Louis alors âgé de 12 ans, est sacré roi de France le jour de la Saint Saturnin.

A cette époque, Saint Saturnin et la ville de Toulouse représentent à nouveau un enjeu fort pour les rois capétiens et l’Eglise catholique.

Depuis le haut moyen âge, les régions du Sud ouest de la France actuelle et le Nord est de l'espagne contemporaine sont  disputée par les rois de France, descendant symboliquement de Clovis, et ceux d’Aragon descendant symbolique des rois wisigoths.

 

250px-Occitania_y_Aragon_en_1213_svg.png

 Le royaume de Pierre II d'Aragon et ses vassaux

 

En ce début de XIIIème siècle, les contrées situées au nord des Pyrénées sont particulièrement agitées, en particulier le midi toulousain et le Lnaguedoc. Une nouvelle religion, le catharisme, est apparue et s’est installée sur les terres du puissant comte de Toulouse, marquis de Provence et allié au roi d’Aragon. Une croisade a été ordonnée par le pape et les barons français ont écrasé ceux du midi à la bataille de Muret, en septembre 1213. Le roi d’Aragon, Pierre II, a été tué, ainsi que beaucoup de Toulousains engagés dans la milice. Il faut ensuite, pour le roi de France, conserver le midi. Pour cela, il rallie à lui des seigneurs locaux, ou en met en place.

Parmi eux, le baron de Bordères en Louron et Seigneur de Montespan, Arnaud d’Espagne. Il fait partie de la cours du roi de France. Le village de Cazaux-Debat n’est alors composé que de granges qui ne sont pas gardées. Des bandits, peut être des espagnols, peut être des rescapés de l’une ou de l’autre armée qui se combattent partout dans le Sud ouest se sont installés au dessus du village au niveau du rocher de la Penne d’où ils peuvent voir de loin et contrôler les routes de la vallée d’Aure et du Louron.

 

soldat-du-13eme-siecle.jpg

 Un soldat au XIIeme siècle - Figurine en plomb

Le seigneur décide alors de faire de Cazaux – Debat un vrai village qui est habité et peut se défendre. Pour bien marquer son obédience politique, Arnaud d’Espagne décide, avec l’évêque du Comminges, de le placer sous le patronage du plus catholique des Saints locaux, celui que Saint Louis a choisi pour son couronnement : Saint Saturnin. Deux fleurs de lys figurent sur le blason du nouveau village.

 

blason

 Le blason de Cazaux-Debat avec ses deux fleurs de lys

 

Les noms de Saturnin, Sernin ou Sarnin, et même Saturnine, étaient fréquemment portés par les enfants de Cazaux – Debat.

La légende raconte que Saint Saturnin a formé Saint Firmin à Pampelune, et que le culte qui lui est également rendu là-bas est à l’origine du célèbre lâcher de taureaux dans les rue de la ville à l’occasion des fêtes.

L'encierro de Pampelune : 6 blessés

http://www.youtube.com/watch?v=RJNcs6LOyU4

il n’ y avait pas de lâcher de taureaux, à Cazaux – Debat. Les bovins y sont paisibles.

 

Quoi que…

 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 15:39
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 21:52

Cazaux - Debat

samedi 17 septembre 2016

17 heures

Journée du patrimoine autour du thème de la citoyenneté

Conférence itinérante

dans le village

Fondé au moyen-âge par les chefs des familles qui dirigèrent au fil des siècles la communauté puis la commune, le village de Cazaux-Debat porte partout les marques de l’exercice de la citoyenneté.

Journée du patrimoine le 17 septembre à Cazaux-Debat

Rendez-vous sur la place en haut du village, devant l’église pour découvrir ce pan de l’histoire.

Journée du patrimoine le 17 septembre à Cazaux-Debat

Vous verrez le village autrement.

Journée du patrimoine le 17 septembre à Cazaux-Debat
"A bas l'anarchie!" 1892 Signé Albert Rey

"A bas l'anarchie!" 1892 Signé Albert Rey

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 00:03

C'est en 1921 que le 8 mars fut retenu par Lénine pour être la Journée internationale de la femme : il voulait ainsi célébrer les femmes qui, à Pétrograd, le 8 mars 1917, ont manifesté en réaction à la répression de la révolution russe. Progressivement, ce jour a été fêté dans les pays de l'Est et à cette occasion les hommes offraient des fleurs à leurs épouses, mères, grands-mères et amies.

C'est bien plus tard, en 1977 que les Nations Unies ont officialisé cette journée et depuis, dans tous les pays, le 8 mars est reconnu comme date de la Journée de la femme.

Les femmes à Cazaux-Debat jusqu'au XVIIIeme siècle

Les Pyrénées centrales sont réputées pour être historiquement un pays dit « d’ainesse absolue », où la fille ainée aurait eu les mêmes droits qu’un ainé mâle, le droit d’exercer souverainement le pouvoir sur la famille. Cette vision des choses doit être fortement nuancée. Dans la plupart des villages, la fille ainée devenait « maitre de maison » que si elle n’avait pas de frère. Dans ce cas, elle était mariée, et s’est le conjoint qui représentait la « Maison » dans les instances de la communauté villageoise. Si l’ainée était veuve, elle trouvait un autre homme parmi les obligés de sa maison pour l’y représenter, avec l’aval des notables du village.

 

Pendant longtemps, jusqu’à la fin du XVIIème siècle, les femmes des montagnes pouvaient être victimes des violences les plus extrêmes. Il était admis qu’un homme tue sa femme s’il l’a soupçonnait d’adultère, comme il était admis, en fonction de la position sociale de l’homme, que ce dernier partage sa couche avec sa femme et sa maitresse. Les enfants étaient les autres victimes de cette société.

 

Il a fallu l’intervention énergique des évêques du Comminges, Hugues de Labatut et Gilbert de Choiseul, appuyés par les jésuites, pour faire disparaitre ces mœurs et protéger les femmes et les enfants. Ces mesures furent populaires auprès des femmes, mais pas auprès des hommes, contribuant au développement de l’esprit anticlérical (avec la remise en cause du rôle des notables dans les églises et une meilleure organisation pour collecter la dîme).

Gilbert de Choiseul

Gilbert de Choiseul

L'école

la première femme dont le nom figure au registre des délibérations de la commune de Cazaux–Debat est une gardienne de cochons. Elle s’appelait Marie Castagnet. C’était en 1810. Marie Castagnet s’engageait à garder les cochons comme s’ils étaient les siens. Pour gage, elle avait droit à un pain par cochon, « moitié seigle et moitié orge ». Ainsi, les femmes en situation sociale difficile pouvaient obtenir un petit emploi leur permettant de subsister sans avoir à mendier, surtout quand elle faisaient parties d’une des familles « obligées » de la Maison dominante, à ce moment-là, la maison Fontan.

 

C’est à la même époque que l’héritière de la Maison Sens avait épousé le frère du député de la Convention Jean Bertrand Ferraud. C’est ainsi que la Maison Sens est devenue « la Maison Féraud ».

 

En 1833, une école mixte ouvrait à Cazaux–Debat. Tous les enfants, filles et garçons, allaient désormais apprendre à lire et à écrire, à parler français, à compter.

L'école mixte de Cazaux -Debat dans les années 1930

L'école mixte de Cazaux -Debat dans les années 1930

En 1872, dans la famille Carrère, le père lisait à la mère les courriers de leurs enfants, partis aux quatre coins du monde. Leur fille ainée était à Bordeaux. Un mari lui avait été désigné. Louise Carrère écrivit une longue lettre à ses parents, expliquant qu’elle n’épouserait pas l’homme promis. Elle revendiquait sa liberté.

 

Jeanne – Marie Couget était l’héritière de la Maison Couget. Née en 1840, elle était fille unique et fut rapidement orpheline. C’est donc son oncle qui veilla sur elle et repris l’exploitation familiale pour le compte de sa nièce, jusqu’au mariage de cette dernière avec l’instituteur, Dominique Rey. Dans ce coin des Pyrénées, tout avait été mis en œuvre pour faire perdurer le droit d’aînesse pour éviter le fractionnement des propriétés.

 

L’histoire de Jeanne – Marie Couget montre ainsi que la place d’une femme, même héritière unique et donc en principe « Maître de Maison », n’était pas différente que ce qu’il pouvait être dans la plaine.

Une institutrice à Cazaux -Debat

En 1899, une institutrice, Maria Compagnet, était nommée sur le poste d’instituteur vacant à Cazaux – Debat. Ce n’était pas la première institutrice de la vallée : avant elle, Louise Pelieu avait rédigé en 1886 la monographie du village de Ris.

 

La nomination d’une institutrice dans une école mixte relevait d’une logique économique : l’enseignement aux filles des travaux de couture était obligatoire ; partant du principe que ce n’étaient pas aux instituteurs de procéder à cet enseignement typiquement féminin, le ministère de l’instruction publique exigeait que la commune rétribue une femme chargée de cet enseignement dans les écoles mixtes où le maitre était un homme.

 

C’est pourquoi, le Conseil municipal de Cazaux – Debat avait demandé à ce que l’instituteur décédé en 1898 soit remplacé par une institutrice.

L'école normal féminine de Mirande, dans le Gers. Au fond tournant la tête, Maria Comagnet

L'école normal féminine de Mirande, dans le Gers. Au fond tournant la tête, Maria Comagnet

Pendant la première guerre mondiale, les femmes prirent une place plus importante dans le village, dans le sillage de l’institutrice Maria Rey. Outre ses fonctions éducatives, cette dernière formait au secourisme, incitait à la lecture des journaux, soignait les blessés, procédait si nécessaire aux accouchements.

 

Ainsi, grande fut la place des femmes quand il fallut faire face en août 1918 à l’épidémie de grippe espagnole qui ravageait le camp des travailleurs coloniaux annamites, à l’entrée du village.

Première guerre mondiale : les femmes du village en route vers l'émancipation

En 1916, pour la première fois, une femme fut désignée dans une instance de représentation officielle, la commission représentant les  exploitants agricoles. Elle s’appelait Vincente Soutiras. Son mari était à la guerre, son fils Jean-Marie encore mineur, allait être lui aussi appelé bientôt sous les drapeaux.

En 1918, la Maison Bégué, l’une des plus ancienne et illustre du village, se trouvait sans homme. Le chef de Maison, Louis Bégué, n’avait pas survécu à la guerre, son fils avait quatre ans. Sa veuve, Louise, reprit l’exploitation et alla pour se faire recruter un ouvrier agricole, un domestique.

Il s’appelait Pierre Ferras et suivant la tradition imposée depuis des siècles aux gens de sa tradition, sa patronne lui menait une vie rude : il travaillait tous les jours du lever au coucher du soleil et plus quand le soleil se couchait trop tôt. Il dormait dans un réduit, sous l’escalier. Il mangeait un oignon au petit déjeuner et goutait d’un morceau de lard quand les autres avaient du jambon...

Pourtant, c’est Pierre Ferras qui représentait la Maison Bégué au Conseil municipal du village pendant toute la minorité du fils de Maison.

Entre 1940 et 1943, un groupe d’Autrichiens trouva refuge à Barrancoueu, Arreau et Cazaux-Debat. Parmi eux ou en lien avec eux, des femmes remarquables.

Mabel Irène Goldin avait 27 ans quand elle arriva dans l’Espagne en guerre de 1936. Juive new-yorkaise, elle s’était portée volontaire dans l’équipe du docteur Barsky pour intégrer les équipes médicales des Brigades Internationales. Les américains faisaient partie de la brigade Lincoln. Irène Goldin avait adhéré au Parti communiste en Espagne, en octobre 1937.

 

Elle fut d’abord affectée en unité d’urgence, où elle fut blessée. On l’avait alors mutée à l’hôpital britannique puis à Mataro, le grand hôpital où étaient soignés les blessés des brigades internationales. Elle y rencontra Françoise Brauner, médecin français d’origine autrichienne.

 

C’est là qu’elle fit la connaissance d’Harry Spiegel, un étudiant en philosophie viennois. Commissaire politique auprès d’une unité des Brigades Internationales, il avait été blessé sur le front de l’Ebre et conduit à l’hôpital de Mataro, où il rencontra Irène Goldin. Ils s’épousèrent en septembre 1938, au moment de la dissolution des brigades.

 

Avec leurs camardes, ils durent gagner la France. A Marseille en 1939, Irène Spiegel essaya d’obtenir un visa pour les Etats-Unis pour son mari. Harry Spiegel n’obtint pas de visa : à la déclaration de guerre en 1939, il fut même interné en tant qu’ «étranger hostile». C’était le sort que réservait la République laïque aux ressortissants « allemands », même juifs.

 

Irène Spiegel réussit à obtenir la libération de son mari. Ils se rendirent ensemble près de Paris, au château de la Guette, avec les époux Brauner, spécialistes des traumatismes des conflits armés sur les enfants. Françoise Brauner était médecin et Alfred Brauner, pédagogue. Ils assistaient alors des enfants juifs réfugiés d’Allemagne.

 

En juillet 1940, les époux Spiegel prirent le train pour le sud et s’arrêtèrent en gare de Lannemezan. Ils parvinrent à entrer en contact avec Gerti Schindl, la responsable du KPÖ à Toulouse. Harry Spiegel avait une compétence particulièrement précieuse : il parlait très bien le français. C’est pourquoi Gerti Schindl envoya à Lannemezan un groupe de quatre Autrichiens qui venaient d’être démobilisés à Toulouse. Ils s’appellaient Josef Gradl, Enst Kuntschik, Karl Auer et Frantz Gögginger.

 

Le groupe partit pour la vallée d’Aure, embauchés comme charbonniers. Irène Spiegel était enceinte. Son fils Pierre naquit à Arreau en 1941. Lors de l’invasion de la zone sud par les Allemands en novembre 1942, le groupe de réfugiés Autrichiens dont la composition avait évolué était à nouveau en danger. Il se sépara, chacun ayant une fonction dans la Résistance.

 

Les Spiegel partirent à Marseille. Harry Spiegel se fit recruter sous le nom d’Henri Verdier comme interprète par une entreprise qui travaillait pour la marine allemande. Il faisait partie des FTP MOI, qui communiquaient les plans des installations de guerres allemandes à Marseille aux services secrets gaullistes.

 

Les Spiegel avaient confié leur fils, Pierre, à une famille de Labarthe de Neste, à côté de Lannemezan. En mai 1943, Irène Spoiegel, présentant qu’un drame avait eu lieu, récupéra son fils à Labarthe de Neste et le ramena à Marseille.

 

A la libération de Marseille, Harry Spiegel fut arrêté comme espion par des résistants peu aux fait des réalités de la Résistance. Il s’en sortit encore une fois grâce à l’intervention énergique et efficace d’Irène Spiegel.

 

Ils rentrèrent en Autriche et se spécialisèrent dans le théâtre comme thérapie pour les traumatismes d’enfants. Les Spiegel se séparèrent, mais Irène resta en Autriche jusqu’à sa mort dans les années 2000.

Irène Spiegel à Marseille en 1945, venant en aide aux refugiés

Irène Spiegel à Marseille en 1945, venant en aide aux refugiés

Martha Gutmann assista de près à la création puis à l’action du Parti Communiste Autrichien dans les années qui suivirent la première guerre mondiale.

 

A l’arrivée des Nazis, elle quitta l’Autriche avec sa sœur. Elles étaient devenues des activistes du KPÖ. Martha Gutmann était malade, elle souffrait de poliomyélite. Son état empirait et il fut décidé de l’envoyer chez « les bucherons », à Cazaux Debat.

 

A l’été 1942, son état avait empiré. Avec l’appui des médecins, les docteurs Marquié et Mounicq, celle du maire de Tarbes, Maurice Trélut, et du directeur de l’hôpital de Tarbes, Marcel Billières, Martha Guttmann fut admise à l’hôpital de Tarbes. Elle décéda de la poliomyélite le 7 octobre 1942 à l’hôpital de Tarbes. On l’enterra au carré des indigents.

Irma Hirsch, martyre de la Résistance

La femme et le fils de l’un des « bucherons », Albert Hirsch, étaient restés dans le nord de la France. Irma Diamant, la femme d’Albert Hirsch, était né dans une famille juive des Sudètes, cette région tchèque de langue allemande, le long de la frontière autrichienne, que les allemands allaient envahir en 1938.

 

La famille d’Irma Diamant se réfugia à Vienne au début des années 1920, lorsque la création des nouveaux états d’Europe centrale provoqua un relent d’antisémitisme et des massacres. Irma Diamant devint institutrice. Elle se maria avec Albert Hirsch et eu un fils, Georg, né en 1934. Son mari était actif au KPÖ et recherché.

 

La famille partit en exil d’abord en Belgique puis reflua avec l’exode de mai et juin 1940 jusqu’à Paris. Irma Hirsch partit à Amiens, où elle s’engagea dans la résistance. Elle faisait partie du Travail antiallemand. Cette organisation rédigeait un journal en allemand et le distribuait aux troupes d’occupation, pour saper le moral des soldats et si possible, en « retourner » ou obtenir des informations. C’était une activité particulièrement périlleuse. Les femmes qui généralement faisaient se travail menaient aussi des activités d’infiltration auprès d’organismes qui travaillaient avec l’armée Allemande, pour obtenir des informations sur son organisation dans cette région. La frontière passait alors au nord d’Amiens. La région était stratégique, car elle faisait face à l’Angleterre.

 

Albert Hirsch parcourait la France pour structurer la résistance antinazie. Il fut arrêté à l’été 1942 dans la région parisienne, sous un faux nom.

 

Irma Hirsch confia alors son fils, Georg, à l’institutrice de Cazaux Debat, Andrée Fourastée, qui vint à Bordeaux chercher l’enfant.

 

En mai 1943, Irma Hirsch était arrêtée à Amiens. Les Nazis interceptèrent une carte que son fils lui adressa pour la Fête des mères. Les nazis remontèrent ainsi jusqueà Georg Hirsch, alors confié à Gaby Fisse, institutrice de Barrencoueu. Andrée Fourasté, Gaby Fisse et George Hirsch furent emmené à Amiens pour être confronter Irma Hirsch mais cette dernière ne céda pas, même en présence de son fils.

 

L’enfant fut alors confié par l’assistance publique à une famille juive d’Amiens, les Schulhof. Ces derniers rendirent visite à Irma Hirsch, en prison. Mais un jour, on leur remit l’alliance et la montre d’Irma Hirsch. Elle était partie pour « une destination inconnue ».

 

Irma Hirsch arriva à Drancy le 22 novembre 1943. Le registre des fouilles indique qu’elle remit 10 francs à son arrivée au camp de Drancy. Elle fut déportée le 7 décembre 1943 par le convoi n°64. Arrivée à Auschwitz, elle fut envoyée directement à la mort, dans la chambre à gaz, avec 660 autres personnes. Selon un témoin, elle aurait pri dans ses bras un enfant qui pleurait, et ainsi assimilé à une mère de famille. Elle avait 33 ans.

Irma et Georg Hirsch à Paris en 1941

Irma et Georg Hirsch à Paris en 1941

Andrée Fourasté était l’institutrice de Cazaux-Debat quand arrivèrent les Autrichiens. Elle se dévoua pour eux, facilitant les démarches. Elle alla jusqu’à louer pour l’un de leur chef un appartement à Bordeaux, et c’est elle qui alla récupérer Georg hirsch pour le mettre à l’abri dans les Pyrénées. Pour cela, elle fut déportée à Buchenwald.

Elle agit avec l’aide de son amie, Gaby Fisse, qui mit en place tout un raiseau d’aide. C’est ce réseau qui avait en charge le jeune Pierre Spiegel en mai 1943 à Labarthe de Neste.

Les soeurs Lacaze

Après la guerre, les femmes obtinrent le droit de vote et un statut égal à celui des hommes. Jeanne Lacaze devint ainsi chef de l’exploitation agricole des Lacaze à la mort de son père.

 

Depuis toute petite, elle avait aidé ce dernier, chargée des travaux les plus pénibles dans des champs reculées. Jusque à la toute fin de sa vie, elle oeuvra sans relâche pour la renommée de la maison Lacaze. Ses vaches, ses prés étaient parmi les mieux entretenus de la vallée.

 

Elle continua son dur métier même après le décès de sa jeune sœur, Hélène, avec le soutien de sa sœur ainée revenue au village, Eulalie.

Jeanne Lacaze et ses vaches

Jeanne Lacaze et ses vaches

En 1983, Eulalie Lacaze était élue deuxième adjoint au Conseil Municipal. C‘est elle qui œuvra pour que les cloches de l’église sonnent l’heure pour réveiller un peu le village endormis.

 

Une femme maire de Cazaux - Debat

De 2008 à 2014, le maire de Cazaux –Debat fut une femme, Françoise Buisson. C’est sous son mandat que fut posée la plaque qui rappelle l’action des Autrichiens et de Jeanne Monacelli au village, et Iinstallée la stèle à la mémoire des travailleurs vietnamiens au lieu-dit « clairière des Annamites ».

Françoise Buisson à l'inauguration de la stèle des annamites, en présence de la représentante de l'Ambassade du Viêtnam

Françoise Buisson à l'inauguration de la stèle des annamites, en présence de la représentante de l'Ambassade du Viêtnam

Le village a aussi compté quelques personnages féminins pittoresques.

Joséphine Verdier était gardienne de chèvres. On voit encore les ruines de sa grange lorsque l’on monte au rocher de la Pène.

Les ruine de la bergerie de Joséphine

Les ruine de la bergerie de Joséphine

Elle habitait au-dessus de la mairie actuelle, et par là, était informée de toutes les nouvelles du village et d’ailleurs, impulsant aux informations un souffle puissant. Elle chantait haut et fort à l’église, couvrant généralement de son filet de voies ses amies, mesdames Bégué ou Lacaze.

Joséphine Verdier descendant du clocher de l'église

Joséphine Verdier descendant du clocher de l'église

Enfin, Marie Louise Superie.

 

Elle avait hérité de la maison des Carrère, dans la rue du même nom. Cela n’avait pas dû être toujours le cas, mais elle était vieille, entre 80 et 100 ans. La maladie l’avait courbée presque à angle droit, et pour conserver l’équilibre, elle s’appuyait sur un bâton.

 

En plus d’être cassée en deux, elle avait perdu beaucoup de dents, avait le menton qui avançait et un nez présent. Les enfants du village l’appelaient « la sorcière » et sa paisible maison de la Carrère, l’une des plus belles du village, était donc appelé la « maison de la sorcière ». D’ailleurs, les preuves s’accumulaient : il y avait toujours devant chez elle un tas de chats maigres des plus sauvages qu’elle nourrissait ; il ne fallait pas boire l’eau de la fontaine qui coulait devant la porte de sa maison…

 

Elle en jouait : c’est souvent que, lorsque l’on passait devant chez elle, lentement car la carrère est une rue fortement en pente, elle balayait le pas de sa porte avec son vieux balais de paille.

 

Un jour, rentrant de l’école, j’appris la mort de Marie-Louise : elle était tombée dans le feu ! CQFD, finir brulée comme Jeanne d’Arc, c’était bien la preuve… On me l’a dit pourtant, c’était une très brave femme (qui avait la langue bien pendue !), une amie de la famille, voire une parente, il ne faut pas se fier aux apparences, etc. Comme Jeanne d’Arc, elle eut droit en quelque sorte à son procès en réhabilitation. Mais quand même…

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 17:37
Les actes du colloque du 28 février dernier, qui avait pour thème : "Les Hautes Pyrénées dans la Grande Guerre" sont parus.

On y trouve des interventions relatives :

aux diverses archives disponibles (François Giustiniani, Cédric Broët, Monique Certiat, Pascale Leroy-Castillo),

sur les industries d'armement (Christian Crabot),

des brassages humains pendant la Grande Guerre (José Cubero),

la frontière pendant la grande Guerre (Jean-Paul Franz),

l'insoumission dans les Hautes Pyrénées ((Robert Viré), et enfin,

des annamites à Cazaux-Debat, par moi-même.

Ils ont été publiés dans le Bulletin de la Société académique des Hautes Pyrénées Numéro spécial 1914-1918, 2015.

Le livre peut être commandé à

M. le secrétaire de la société académique des Hautes Pyrénées,

Archives départementales,

Rue des Ursulines,

65000 Tarbes

"Les Hautes Pyrénées dans la Grande Guerre"
Vous pouvez retrouver l'histoire des annamites sur ce blog, en cliquant sur le liens ci-dessous :
Concernant la guerre de 1914-1918 et les habitants de CazauxDebat, vous pouvez consulter le premier article d'une série qui ne demande qu'à être poursuivie :
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 21:23

Notre tour du monde s'achève, par deux dernières étapes, en France, dans les Pyrénées, de part et d'autre du méridien de Greenwich

Tout a commencé là :

Il reste donc à franchir les Pyrénées, par le col du Somport.

Etape 39 : Accous, France, Pyrénées atlantiques

Accous est située dans la vallée d'Aspe, l'une des trois vallées du Haut-Béarn avec les vallées d'Ossau à l'est et de Barétous à l'ouest. Elle s'étire le long du gave d'Aspe sur près de quarante kilomètres, du village d'Escot jusqu'au col du Somport (1 632 mètres), marquant la frontière avec la vallée de l'Aragon en Espagne.

La commune est traversée par des affluents du gave d'Oloron. En 2013, la commune comptait 450 habitants. Elle possède une école primaire, l'école du bourg.

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage. La fabrication de fromages fermiers est également une des ressources de la commune, qui fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

L'usine de Toyal (filiale de Toyo aluminium, qui produit des poudres et pigments d'aluminium, des pâtes pelliculantes anti-corrosion), qui se trouve en limite de la commune, procure des revenus à Accous, faisant d'elle la commune la plus riche de la vallée. Cette activité a créé une centaine d'emplois dans la vallée.

Accous est un des spots de parapente réputés des Pyrénées. Deux écoles de parapente sont présentes sur la commune.

Latitude 42°53' : retour sur le méridien de Greenwich
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Et le retour à Cazaux - Débat d'où nous étions parti cet automne : même sur Internet, il nous a fallut 3 mois pour boucler le tour du monde !

Etape 40 : Cazaux -Debat France, Hautes Pyrénées

la présence d’un oppidum Aquitain est attestée au-dessus du village, au lieu-dit Pla dero croua. Le village fut édifié sur les terres des seigneurs d’Espagne, barons de Bordère en Louron et de Montespan. Il avait pour fonction de mettre en valeur les terres et aussi de contrôler l’entrée de la vallée du Louron. En effet, la vallée d’Aure, apanage des comtes d’Aure, était dans le domaine des comtes d’Armagnac tandis que le Louron faisait partie des terres contrôlées par un parent des comtes de Foix – Béarn, ennemis des Armagnac au XIVème et XVème siècle.

Parents des comtes de Foix – Béarn, les barons d’Espagne étaient vassaux des rois de France avec qui ils avaient fondés la ville de Montrejeau, au confluent de la Neste et de la Garonne. Au XVème siècle, les quatre vallées dont faisait partie la vallée d’Aure, décident de rejoindre le royaume de France. Cazaux – Debat n’a donc plus à exercer de fonction militaire à l’entrée de la vallée. Toutefois, des conflits persistent avec les villages de la vallée d’Aure pour le contrôle des forêts et l’accès des animaux aux points d’eaux.

Au XVIème siècle, une charte et signée entre le baron Roger IV d’Espagne Montespan et les représentants des villages de Cazaux Debat, Bordères et des Bareilles pour l’accès par les troupeaux de Cazaux-Debat à la montagne de Lerm, au-dessus du lac de Bordère.

Au XVIIème siècle, la vallée du Louron est sollicitée par le duc d’Antin afin de fournir le bois nécessaire au transport du marbre de la vallée d’Aure jusqu’à Bordeaux par radeau. A la révolution, le curé du village prend la fuite, l’église et le presbytère sont saccagés.

Le XIXème siècle est marqué par quatre problématiques majeures : l’exploitation des forêts dans un nouveau cadre juridique, avec une surpopulation et une surexploitation du bois La mise en place de la scolarité pour tous les enfants du village, dès les années 1830 ; L’exode rurale, qui voit la population passer de 140 habitants à environ 80 à la fin du siècle ; L’émigration, notamment au Chili, de certains enfants du village.

Lors de la guerre de 1914-1918, trois décès sont enregistrés parmi les enfants du village mobilisés, mais un seul tué au Front, qui avait émigré en Tunisie depuis une quinzaine d’années. Le village n’a donc pas de monument aux morts. D’aout à novembre 1918, le village accueille un groupe de travailleurs coloniaux venus des colonies d’Indochine pour participer à la construction du canal d’amenée d’eau jusqu’à l’usine hydroélectrique située à Arreau, à 3 kilomètres en aval. En août 1918, 19 de ces travailleurs coloniaux décèdent de la grippe dite espagnole. Une stèle installée au-dessus du champ où se trouvaient leur camp honore leur mémoire.

Entre 1941 et 1943, le village a accueilli un groupe de résistants antifascistes autrichiens. Beaucoup étaient juifs. Ce groupe a eu un rôle important dans la lutte des Autrichiens contre le régime Nazi. Pour les avoir aidé, l’institutrice, Jeanne Monacelli, a été arrêtée et déportée. Elle a été honorée en 2012 du titre de juste entre les Nations par Yad Vashem.

Après la seconde guerre mondiale, le système agro-pastoral qui structurait jusque-là le paysage autour du village a disparu. Les habitants ont cessés de cultiver les céréales, laissant les champs au-dessus du village en friche. Les modes d’élevage ont profondément évolués. Les granges éloignées du village sont à l’abandon ou transformée en résidences secondaires.

Désormais, l’économie de la vallée repose sur le tourisme d’altitude (station de Peyragude et de Val Louron) et l’exploitation du réseau hydro- électrique mis en place dans la première moitié du XXème siècle. L’économie du tourisme a permis au village de retrouver une nouvelle population qui a succédé aux anciennes familles de paysans.

De 12 à la fin du XXème siècle, la population est actuellement de 22 habitants. Le village compte également de nombreuses résidences secondaires

Latitude 42°53' : retour sur le méridien de Greenwich
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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 21:28
Après avoir traverser l'océan Atlantique d'ouest en Est, nous arrivons au Nord de l'Espagne. Les trois étapes suivant vont nous mener des côtes de la Galice, jusqu'aux contreforts des Pyrénées, en Navarre.

Etape 36 : Fisterra (La Corogne) Espagne

Finisterre (Fisterra toponymie officielle en Espagne) est une commune côtière de la province de La Corogne en Galice Espagne. La commune est le chef-lieu de la comarque du même nom Fisterra. Population recensée en 2004 : 5093 habitants.

C’est l’étape finale du Camino Fisterra, itinéraire qui relie Saint-Jacques de Compostelle au cap Finisterre : fin des terres, bout du monde, là ou le soleil se couche. Ce lieu mythique situé aux confins de l'Europe occidentale marque la fin du chemin terrestre et le début d'un renouveau intérieur pour nombre de cheminants.

Une ancienne tradition, selon laquelle les pèlerins parvenus jusque là brûlaient leurs vêtements et leurs sandales en signe de changement de peau, est encore pratiquée de nos jours.

42°53' de latitude nord : retour en Europe
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Etape 37 : Santiago de Compostela Espagne

Saint-Jacques-de-Compostelle (en galicien et en espagnol : Santiago de Compostela) est une commune (municipio) située dans la province de La Corogne, en communauté autonome de Galice (Espagne). C'est la capitale de la comarque du même nom et de la communauté autonome. À ce dernier titre, elle héberge le siège du gouvernement (Xunta de Galicia) et du Parlement de la communauté. Elle comptait 95 671 habitants en 2012.

Le pèlerinage sur le tombeau supposé de Jacques de Zébédée était un des plus importants de la Chrétienté au Moyen Âge, avec ceux de Jérusalem et de Rome. Pratiquement disparu au XIXe siècle, il connaît un regain de ferveur depuis la fin du XXe siècle, promu notamment par les institutions européennes. Ainsi, en 1985, Saint-Jacques-de-Compostelle a été lauréate du Prix de l'Europe

42°53' de latitude nord : retour en Europe
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42°53' de latitude nord : retour en Europe
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Etape 38 : Ochagavía, Navarre, Espagne

Ochagavía en castillan ou Otsagabia en basque est un village et une commune de la Communauté forale de Navarre au nord de l'Espagne. Elle se trouve dans la Vallée de Salazar, appartient à la Merindad de Sangüesa et à 85 km de sa capitale, Pampelune.

Située au nord de la vallée de Salazar, à 764 mètres d'altitude, à la confluence des rivières Anduña et Zatoya et à proximité de la forêt d'Irati, Ochagavía est présenté comme l'un des villages les plus pittoresques dans les Pyrénées Navarraises. Elle ses caractérise par son pont médiéval, ses rues pavées et ses maisons bien entretenues des deux côtés de la rivière Anduña..

Ochagavía et ses environs sont parfaits pour diverses activités de plein air de la randonnée au ski. La Rivière Zatoya recueille l'eau du versant sud de la Sierra de Abodi et Ochagavía. Elle est rejoint par la rivière Anduña au sud de Abodi. Les deux réunies forment la rivière Salazar, l'un des grands fleuves pyrénéens en Navarre, donnant un nom à la vallée à travers laquelle elle passe

En 1794, les Français ont envahi la péninsule espagnole et détruisirent à Ochagavía 182 maisons et 52 huttes. Avant le début du XIXe siècle, la ville était déjà reconstruite. Ochagavía a été reconstruit sur le même site et plafonds traditionnels en bois ont été remplacés par d'autres de boue.

Village vivant de l’agriculture et de l’élevage, sont économie s’est aujourd’hui diversifiée avec l’élevage.

42°53' de latitude nord : retour en Europe
42°53' de latitude nord : retour en Europe
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Notre tour du monde sur le parralèle 42°53' s'achèvera bientôt, par deux étapes en France, la dernière étant Cazaux - Debat.

Quand nous avons quitté le territoire des Etats - Unis, nous sommes passés trés au Nord de la ville de Conception, au Chili. C'est là qu'avaient émigrés dans les années 1870 les frères Carrère, de Cazaux - Debat, et leurs amies venus comme eux de la vallée du Louron ou d'Aure. 

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 21:01
Les 3 dernières étapes sur le continent américain : Marlboro (Vermont), Peterborough (New Hampshire), Salisbury (Massachusetts)

Etape 33 : Marlboro, Vermont

Marlboro est une ville du comté de Windham , Vermont, USA. Appelée initialement Marleborough, puis Marlbrough, la ville a été renommée en 1764 New Marlborough. Le «nouveau» n'a jamais été populaire chez les habitants, et il a été supprimé.

La population de la ville a atteint son maximum en 1820 avec 1300 personnes, Elle a baissé en raison de l'immigration à l'ouest et du ralentissement de l'économie de la région.

Bien que le terrain soit montagneux, le sol est riche et profond, propice aux bonnes récoltes. En 1859, la communauté était presque exclusivement agricole. .En 1946, le Marlboro College a été fondé par Walter Hendricks. Il eut le poète Robert Frost comme premier syndic. Le Marlboro Music School et le Festival, ont été fondés en 1951. En 2006, Marlboro était l'une des premières villes américaines à voir ses citoyens adopter une résolution approuvant la mise en accusation du président George W. Bush. En 2011, elle était l'une des treize villes du Vermont isolées par les inondations causées par l'ouragan Irene.

Coordonnées : 42°51′47″N 72°43′56″W

42°53' de lattitude nord : en route vers l'Atlantique
42°53' de lattitude nord : en route vers l'Atlantique
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Etape 34 : Peterborough, New Hampshire

La ville fut d'abord colonisée en permanence en 1749. Elle a subi plusieurs attaques au cours des guerres française et indienne. Néanmoins, en 1759, il y avait cinquante familles installées. Constituée le 17 Janvier, 1760 par le gouverneur Benning Wentworth, la ville a été nommée d'après le prénom du lieutenant Peter Prescott (1709-1784) de Concord, Massachusetts, un spéculateur foncier important.

Les rivières Contoocook et Nubanusit Brook proposaient de nombreux sites favorables pour les moulins à eau, et Peterborough est devenu une ville ouvrière prospère. En 1810, la première usine à coton a été créée. En 1859, alors que la population comptait 2222 habitants, il y avait quatre usines de coton supplémentaires, plus un moulin pour la laine. Les autres industries comprenaient deux usines de papier, un fer de fonderie, un atelier d'usinage, un chariot usine, un panier constructeur, une usine à chaussures, sept scieries et trois moulins à blé.

En 2010, il y avait 6284 personnes Peterborough est un village planétaire et pépinière d'entreprise. Parmi les start-ups qui ont grandi ici se trouvent le New Hampshire Ball Bearing, Microspec, pur flux, Peterboro Basket Company, Borrego solaire, MobileRobots Inc, Toadstool Librairies, Froling énergie et Hyndsight Vision Systems.

Selon une enquête de l'automne 2015 environ un tiers des travailleurs de Peterborough sont des entrepreneurs à domicile ou des télétravailleurs. Les télétravailleurs interrogés travaillent pour les sociétés dans de nombreuses régions des États-Unis et de l'UE.

Comme le reste du New Hampshire et de la région de Monadnock, la troisième industrie de Peterborough est le tourisme. Les aménagements à l’extérieurs de la ville comprennent des sentiers de randonnée, des fleurs sauvages, le ski de fond, kayak, vélo et de petits lacs pour la baignade, la voile, la pêche et Patinage sur glace. C’est une zone d'observation d'oiseaux populaire, notamment migratoire et de rapaces.

42°53' de lattitude nord : en route vers l'Atlantique
42°53' de lattitude nord : en route vers l'Atlantique
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Etape 35 : Salisbury Massachusetts

Le 6 septembre 1638, Simon Bradstreet, reçut avec 11 autres planteurs le droit de commencer une plantation au nord du fleuve Merrimack. Cette concession de terre regroupait les villes d’ Amesbury et Merrimack, Massachusetts ainsi que les villes de New Hampshire de Seabrook, South Hampton, Newton, Hampstead, Plaistow et Kingston.

Cette ville, bordée par la rivière Merrimack et l'océan Atlantique, fut à l'origine appelé Colchester, puis Salisbury en 1640. Salisbury a été construite sur des hautes terres fermes, sur des estuaires et des marais salants,. La ville était en bonne position pour construire des bateaux le long de la rivière. Elle était sur un axe majeur de commerce par voie terrestre vers le Nord.

Lorsque les chemins de fer ont été construits, la ligne a suivi les routes antérieures de Newburyport à Portsmouth, évitant ainsi les coteaux abrupts ou les terrains rocheux. Avec les chemins de fer, et les besoins de loisir d’une classe moyenne émergente, la plage de sable ininterrompue de Salisbury fit signe aux vacanciers, établissant un moteur économique qui reste important et fournit l'image et l'identité de la ville.

Le Salisbury moderne est très diversifié géographiquement. Il comprend des fermes, la plage, des marais et l'espace résidentiel et commercial. Presque quarante pour cent est boisée, tandis que plus d'un tiers est humide à l’estuaire. Le grand marais et les estuaires de la rivière Merrimack forment les plus grandes paties de ces terres.

La ville comprend quatre régions distinctes :

Salisbury Beach, une plage de barrière avec des kilomètres de belles plages sur l'océan Atlantique et des marais salants entourant le développement dense résidentiel et commercial en bord de mer ;

les plaines de Salisbury, mettant en vedette des fermes et maisons de banlieue dans les champs et des zones boisées ;

Salisbury Square, un centre de village colonial avec des églises, des bâtiments municipaux et des résidences du village ;

et île de l'anneau, autrefois un village de pêcheurs colonial face à Newburyport sur la rivière Merrimack et devenu maintenant, un quartier de maisons antiques restaurés et siège de l’entreprise maritime Riverfront.

42°53' de lattitude nord : en route vers l'Atlantique
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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 15:43

3 nouvelles étapes en Amérique du nord, deux aux Etats Unis et une au Canada

Etape 30 : Portland, Michigan, USA

Portland est une ville du comté de Ionia, État du Michigan, USA. La population de la ville s'élevait à 3883 habitants au recensement de 2010. La ville est est connue comme la «Ville des deux rivières", car elle est située au confluent de la Grand River et de la Looking Glass River.

42°53' de latitude nord : autour du lac Michigan
42°53' de latitude nord : autour du lac Michigan
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Etape 31 : Port Dover, Ontario, Canada

Port Dover est une ville située dans le comté de Norfolk (Ontario), Canada, sur la rive nord du lac Érié. C’est un port et une station balnéaire. Avant la guerre de 1812, cette communauté a été appelée Dover Mills. Elle est située au terminus sud de la route n°6 de l’Ontario coordonnées : 42 ° 47′12″N 80 ° 12′11

42°53' de latitude nord : autour du lac Michigan
42°53' de latitude nord : autour du lac Michigan
42°53' de latitude nord : autour du lac Michigan

Etape 32 : Madison, Etat de New York, USA

Madison est une ville du comté de Madison, New York, États-Unis. La ville est à la frontière orientale du comté. Elle est constituée de plusieurs villages, dont l’un s’appelle aussi Madison. Lors du recensement de 2000, ce vilage comptait 315 habitants le village fut incorporé à la ville en 1816. Situé sur la Route 20 de l’Etat de NY, Madison était sur la route des voyageurs qui partaient vers l’ouest. Le village avait un hôtel et une station balnéaire sur le lac de Madison. Une grande partie de Madison était détenue par l'entreprise G.W. Hinman. Beaucoup de visiteurs sont venus du hameau voisin de Solsville, où le Canal de Chenengo. Madison est célèbre pour le Madison-Bouckville Antique Show, qui a lieu au mois d'août chaque année et voit plus de 1 000 antiquaires et des dizaines de milliers d'acheteurs, venus à Madison pour trouver des objets rares et uniques. En 2000, Solsville, un demi-mile au nord de Madison est devenu partie de la ville de Madison. Solsville est connue pour son hôtel historique, qui fut par le passé le Bureau de poste de la ville, le saloon et la salle de bal Aujourd’hui il abrite un restaurant et un Irish pub populaire.

42°53' de latitude nord : autour du lac Michigan
42°53' de latitude nord : autour du lac Michigan
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 23:18
Nous allons maintenant traverser quatre états de l'ouest des Etats-Unis d'Amérique : l'Idaho, le Wyoming, le Nebraska et le Wisconsin.

Etape 26 : Pocatello, Etat de l'Idaho, USA

Pocatello, « Passerelle » en Shoshone a été fondé en 1889. Pocatello était connu comme la « porte au nord-ouest. »

Quand les pionniers, les chercheurs d'or et les colons prenaient la piste de l'Oregon, ils traversaient à l'écart, au sud de la ville de Newport. La vile est ainsi devenue un carrefour de lignes de fret et  de chemin de fer

Tribus indigènes le nom « Pocatello » vient d'un chef indien de la tribu Shoshone qui accorda au chemin de fer un droit de passage à travers la réserve indienne de Fort Hall. Les tribus Shoshones et Bannock habitaient le sud-est de l'Idaho depuis des centaines d'années avant le voyage épique de Lewis et Clark dans l'Idaho en 1805. Les grandes richesses de la région ont attiré les trappeurs et les commerçants au sud-est de l'Idaho.

Nathaniel Wyeth, du Massachusetts, a établi un des premiers établissements permanents à Fort Hall en 1834, à quelques miles au nord-est de Pocatello. Mais le piégeage excessif et un changement de mode en faveur des chapeaux de soie mirent fin à la traite des fourrures. Fort Hall est devenu un point d'approvisionnement pour les immigrants voyageant la piste de l'Oregon.

Bien que des milliers d'immigrants ont alors traversé l'Idaho, c’est la découverte d'or en 1860 qui a attiré les colons en grand nombre en Idaho. La ruée vers l'or a eu besoin de biens et de services, et la vallée de Newport, celle de Pocatello, était le corridor utilisé initialement par les migrants puis par la ligne de chemin de fer.

La « junction Pocatello » est devenu un carrefour important de transport comme l'Union Pacific Railroad a étendu son service. Après la ruée vers l'or, les colons qui sont restés se tournèrent vers l'agriculture. Avec l'aide de l'irrigation de la rivière Snake, la région est devenue un important fournisseur de pommes de terre, céréales et autres cultures. Le développement résidentiel et commercial est apparu progressivement à partir de1882.

42°53' de latitude nord : l'ouest américain
42°53' de latitude nord : l'ouest américain
42°53' de latitude nord : l'ouest américain

Etape 27 : Pindedale, Wyoming

Pinedale est le chef-lieu du comté de Sublette, USA. La ville comptait 1 412 habitants lors du recensement de 2000.

Pinedale est une ville où la chasse est importante et un passage vers les montagnes de la Wind River.

C'est aussi une porte d'entrée importante pour la région de Jackson Hole dans le Wyoming. Pinedale est également proche de plusieurs champs de de gaz naturel, notamment Jonah champ.

Pinedale se trouve à 42 ° 51′58″N 109 ° 51′53″

42°53' de latitude nord : l'ouest américain
42°53' de latitude nord : l'ouest américain
42°53' de latitude nord : l'ouest américain

Etape 28 Valentine, Nebraska, USA

La ville de Valentine est le siège du comté de Cherry, dans l’État du Nebraska, aux États-Unis. Lors du recensement de 2010, elle comptait 2 737 habitants.

La ville a été nommée en hommage à l’homme politique Edward K. Valentine (en) qui fut représentant de État à la Chambre des représentants des États-Unis

Le comté de Cherry est le plus vaste comté du Nebraska avec une surface terrestre de 15 439 km², supérieure à celle de l'État américain du Connecticut. C'est aussi le moins densément peuplé du Nebraska avec une population de seulement 5 713 habitants (recensement de 2010), soit 0,37 hab/km².

Le comté appartient dans sa totalité à la région naturelle des Sand Hills, une région qui doit son nom aux dunes de sable qui se sont formées à la suite du retrait des glaciers continentaux à la fin de la dernière période glaciaire.

42°53' de latitude nord : l'ouest américain
42°53' de latitude nord : l'ouest américain
42°53' de latitude nord : l'ouest américain
42°53' de latitude nord : l'ouest américain

Etape 29 : Belleville, Wisconsin

Belleville est situé à la latitude 42 ° 51'42 "N et à la longitude 89 ° 32'12" W.

Entre 1838 et 1841, au moins une partie des terres occupées aujourd'hui par le village était la propriété de Daniel Webster, l'homme d'État américain, qui a également spéculé sur les terres à la frontière.

En 1845, John Frederick a acquis la propriété autour de la Sugar River et a construit un barrage, une scierie, et un moulin à farine. En 1850, avec John Mitchell, Frederick a construit le village et l'a nommé Belleville après sa ville natale de Belleville, en Ontario.

Il y avait 2300 habitants en 2010

42°53' de latitude nord : l'ouest américain
42°53' de latitude nord : l'ouest américain
42°53' de latitude nord : l'ouest américain

Les prochaines étapes nous mèneront autour du lac Michigan, aux Etats-Unis et au Canada.

A bientôt sur Facebook, page 4253'21''.

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Présentation

Recherche

Histoires du villages

L'origine du village - les noms de lieu

Vallée du Louron : Le patrimoine caché de Cazaux-Débat  

  Hautes Pyrénées, vallée du louron : le blason de Cazaux-Debat  

  L’administration communale de Cazaux-Debat depuis le XVIème siècle  

 

  De l'Italie à la vallée du Louron : un Montespan à Cazaux-Debat

  Traité de 1532 établissant les droits et usages de Cazaux –Debat dans la forêt de Lerm, appartenant à Bordères  

  le blé, le pain et le moulin  

 

Les carrère, émigrants de Cazaux-Debat vers le Chili Première époque 1872 - 1874  

Les Carrère, de Cazaux – Debat au Chili – 2ème partie : des vœux amers  

 

  Le 29 novembre, c’est la Saint Saturnin, le Patron de Cazaux-Debat

 

Une famille de Cazaux – Debat : les Rey – Première partie : Vies et morts des Couget  

Une famille de Cazaux – Debat : les Rey –2ème partie : Dominique Rey, instituteur laïc et citoyen engagé

Une famille de Cazaux – Debat : les Rey –3ème partie : Louis Rey, l’héritier  

Une famille de Cazaux – Debat : les Rey – 4ème partie : orages sur Cazaux - Debat

Une famille de Cazaux – Debat : les Rey – 5ème partie : Maria Compagnet, épouse Rey, de Barrancoueu à Cazaux - Debat

 

Affreux, sales et méchants : les miquelets à Cazaux - Debat    

 

Les Montespan dans le Louron - La brute : Roger 1er d’Espagne, chevalier du siècle de fer

Les Montespan dans le Louron - Le bon : Roger IV d’Espagne Montespan, chevalier de la Renaissance  

Annimation

Vie de l'association - Vie de la vallée

Les archives départementales des hautes Pyrénées sont en ligne : en cliquant sur le lien, link , vous trouverez des rensiegnements sur le village de Cazaux-Debat ainsi que les références des nombreux documents concernant la commune.

 

A noter : les archives du Gers ont également des archives concernant la commune de Cazaux-Debat

 

24 décembre 2011 : messe de Noël à Bordères Louron, avec la participations de divers habitants de Cazaux-Debat, à la crèche vivante, et aux chants :

 

link

 

  Et la video de France 3 :

 

http://midi-pyrenees.france3.fr/info/la-creche-vivante-de-borderes-louron-71801892.html?onglet=videos&id-video=TOUL_1557925_251220110938_F3